Le cuir, une matière qui fait parler

Depuis 156 ans, on tanne du cuir. Autant dire qu'on l'a vu traverser les modes et les critiques, et pourtant, il reste l'un des matériaux les plus utilisés au monde.

De ses avantages à la manière dont on le perçoit, au quotidien comme dans le monde équestre, cette matière vivante a encore beaucoup à nous apprendre. 


Une perception en décalage avec la réalité

Prenons un exemple simple : un sac en cuir. Vous en avez sûrement déjà reçu, acheté ou porté un, et pourtant peu de gens savent réellement ce que représente cette matière.

On lui prête les défauts du cuir bon marché ou mal fabriqué, et on oublie qu'il existe autant de cuirs différents que d'usages : un cuir de sellerie n'a rien à voir avec un cuir d'ameublement, et le grain, le tannage, l'épaisseur changent tout. C'est une matière vivante, pas un matériau standardisé qu'on sortirait tel quel d'un moule.

Le vrai du faux 

Le reproche le plus courant, c'est l'impact environnemental. Sauf que le cuir n'est pas produit "pour lui-même" : c'est un coproduit de l'élevage, issu de peaux qui existent et pour lesquelles nous poursuivons le cycle. Les transformer en cuir permet de les valoriser plutôt que de les jeter. Une tannerie sérieuse, aujourd'hui, c'est une activité encadrée, avec des normes précises sur la gestion des déchets et de la consommation d'eau.

L'autre idée reçue, c'est la fragilité. Là, c'est presque l'inverse de la réalité. Le cuir est justement pensé pour durer : bien entretenu, il se patine, se bonifie avec les années, et surtout, il se répare. C'est sans doute ce qui le distingue le plus des matières qui ne se réparent pas une fois usées.

Dans le monde équestre, le cuir n'a jamais eu besoin de se justifier

Il y a un endroit où personne ne remet vraiment en cause le cuir : les équipements équestres. Et ce n'est pas un hasard. Une selle, des rênes, un licol, ce sont des équipements de sécurité autant que du matériel technique.

Le cuir respire, évacue l'humidité, s'ajuste avec l'usage à la morphologie du cheval comme du cavalier. Aucune matière de synthèse ne reproduit vraiment cette capacité à se façonner dans le temps. 

C'est aussi un monde où la réparabilité compte concrètement : une selle bien entretenue se transmet, se retapisse, traverse parfois plusieurs générations de cavaliers. Dans un univers où le contact avec l'animal et la fiabilité de l'équipement priment sur tout le reste, le cuir n'est pas resté la référence par nostalgie, il l'est resté parce qu'aucune alternative n'a encore fait aussi bien le travail. 

Chez Radermecker, c'est ce savoir-faire qu'on travaille depuis 156 ans : des cuirs pensés pour durer, capables d'accompagner cheval et cavalier sur le long terme.
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La preuve en chiffres  

Pour appuyer cet article, nous sommes tombés sur une étude menée en France par l'Observatoire Économique de l'Alliance France Cuir, qui nous donne une idée de cette perception : 90% des personnes interrogées jugent le cuir durable, 94% le trouvent solide.

Une tendance qu'on retrouve à l'échelle européenne : c'est d'ailleurs à Bruxelles que siège COTANCE, la confédération qui représente les tanneurs européens, un secteur qui, en Belgique aussi, reconnaît la sellerie comme un savoir-faire à part entière du travail du cuir.

Des chiffres qui, sans surprise, rejoignent ce qu'on constate chaque jour en tannerie, et ce que confirment nos clients, entre les mains desquels une selle en cuir continue de vivre bien après le premier propriétaire.

Le cuir n'a pas besoin d'être réhabilité. Il a juste besoin d'être mieux connu et reconnu. 

Retrouvez le post de l'Alliance France Cuir ici 

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